L’OMS enquête sur des accusations d’agressions sexuelles liées à l’épidémie d’Ebola en RDC

Les déclarations de l’agence onusienne interviennent peu après la publication d’un rapport de l’ONG The New Humanitarian, dans lequel plus de 50 femmes accusent des employés de l’OMS et d’ONG d’exploitation sexuelle.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 21h24

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, mardi 29 septembre, qu’elle avait ouvert une enquête sur des accusations d’agressions sexuelles, liées à son programme de lutte contre l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC).  En République démocratique du Congo, le virus Ebola réapparaît

Dans un communiqué, l’agence des Nations unies a souligné que ses employés étaient « scandalisés » par les récentes allégations faisant état d’abus commis par des personnes prétendant travailler pour elle. Ces actions « ne sont pas acceptables », a-t-elle martelé.

« Nous ne tolérons aucun comportement de ce type parmi nos employés, nos sous-traitants ou nos partenaires », a-t-elle affirmé, rappelant qu’elle avait « une politique de tolérance zéro à l’encontre des agressions sexuelles ».

« Toute personne impliquée devra faire face aux conséquences de ses actes, jusqu’au renvoi pur et simple. »

Onzième épidémie

L’OMS n’a pas précisé la nature des accusations, mais ses déclarations surviennent peu après la publication d’une enquête par The New Humanitarian, une ONG, dans laquelle plus de 50 femmes accusent des employés de l’OMS et d’ONG impliquées dans la lutte contre Ebola d’exploitation sexuelle − on leur proposait notamment des rapports sexuels en échange de la promesse d’un emploi. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a ordonné une enquête approfondie sur ces accusations.

La République démocratique du Congo combat une nouvelle épidémie d’Ebola, la onzième qui a touché ce pays, qui a provoqué 50 morts depuis juin. La précédente avait provoqué 2 287 morts pour 3 470 cas entre août 2018 et juin 2020. Seule l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, en 2013-2016, avait fait plus de victimes − plus de 11 000 pour quelque 29 000 cas confirmés.

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